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Le Studio Ghibli ne veut pas être assimilé au nucléaire

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Article paru le 26/08/2010 à 08:21

 

Dans un communiqué du 18 août 2010, le président du studio Ghibli, Kôji Hoshino, indique avoir reçu au mois d'août de nombreux coups de téléphones et courriels, non pas de félicitations pour le dernier film de la maison mais au contraire de protestation par rapport à la vente de produits dérivés du studio au sein d'un centre pour la promotion de l'énergie nucléaire.

 


Tout commence probablement le 9 juillet, lorsque un blogueur japonais écrit un rapport sur sa visite du centre d'information attaché à la deuxième centrale nucléaire de Fukushima. À son arrivée sur les lieux, il découvre un magasin « Donguri Kyôwakoku » (en français et sans mauvais jeu de mots s'il vous plaît : la république des glands). Cette enseigne, bien connue des Japonais, possède une autorisation de Ghibli lui permettant de vendre ses produits dérivés.

 



Seulement, le studio de Mitaka regrette aujourd'hui amèrement l'établissement d'un magasin dans ce centre de promotion du nucléaire et a même décidé de le fermer. Le mois dernier, de nombreuses voix s'étaient élevées sur internet autour du décalage existant entre ce lieu et l'image de respect de l'environnement véhiculée par des films comme Mon Voisin Totoro et Nausicaä de la vallée du vent. Kôji Hoshino reconnaît dans son communiqué que ce magasin crée un malentendu qui aurait pu être évité si son entreprise avait davantage réfléchi. « C'était une grave erreur de jugement ».

 


Mais ce qui a le plus gêné Ghibli, c'est probablement l'utilisation de personnages de ses franchises dans ce lieu, comme le rapporte le magazine en ligne Kyôdô, qui a révélé l'affaire. Le président Hoshino rappelle à ce titre que, pour protéger les personnages de sa société, ceux-ci ne sont utilisés que pendant la promotion de nouveaux films.

 

Le patron de Benelic, qui gère la chaîne de magasins en question, s'est excusé par retour de communiqué mais cela ne suffira probablement pas à apaiser Ghibli, une société très attentive à son image.

 


Une boutique Donguri Kôwakoku à Ôsaka



©Kyôdô News
©Wakanim

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