Dossier publié le 04/06/2010 à 11:10

Les Pokémon se sont imposés exceptionnellement sur trois supports qui ont directement trouvé leur public, sans laisser l'un ou l'autre à la traîne. Le projet Pokémon est d'abord centré sur le jeu vidéo. Satoshi Tajiri a choisi le support de la Game Boy car c'était la seule console de jeu nomade qui permettait un échange de données simple. Le schéma scénaristique de l'aventure était tout bonnement adapté à un format animé. Au Japon, c'est davantage le parcours du manga vers l'animé qui est monnaie courante. Même si de nombreux jeux vidéo sont, eux aussi, convertis en dessin animé, c'est en général lorsque l'on est sûr que le média rencontrera le succès que des adaptations sont envisagées. Pour les Pokémon, les trois supports que sont le jeu vidéo, l'animé et le jeu de carte, ont presque débarqué à la même époque. Dans l'ordre, voici le parcours d'un succès increvable et atypique.
C'est d'abord sous la forme d'une cartouche de Game Boy que l'univers Pokémon voit le jour, peu de temps avant l'animé.
La particularité de ces jeux était de sortir en deux versions à chaque génération, l'objectif étant de rendre indispensable l'une et l'autre afin de compléter sa collection.
Les Pokémon font partie de la catégorie des jeux de rôle japonais. Afin de satisfaire un grand nombre de joueurs, le système de jeu a été volontairement simplifié. Il comporte cependant de nombreuses caractéristiques : le héros est dirigé à la troisième personne (c'est à dire de l'extérieur), il se promène de ville en ville pour rencontrer divers personnages avec qui il aura des dialogues servant à faire avancer le
scénario. Très liée aux histoires de type shônen (nekketsu) de l'univers de l'animation japonaise, l'aventure est généralement un prétexte pour transformer son héros sur un grand nombre d'aspects. Cependant, dans Pokémon, ce n'est pas le protagoniste qui se bat mais ses animaux. Les combats se déroulent au tour par tour, c'est à dire que pour chaque Pokémon, le joueur choisit des commandes précises (en général un à deux par tour) qui seront lancées sur l'ennemi. Le jeu de rôle japonais intègre un paramètre de points de vie et de magie qui se modifient en fonction de diverses actions : lorsque l'on subit un coup, lorsque l'on guérit le personnage, lorsque l'on utilise une magie ou autre, caractéristiques que l'on retrouve dans les univers RPG comme Final Fantasy ou Dragon Quest. De la même façon que dans ces derniers, les commandes de bases sont composées des options "attaque", "objet" (ici, appelé "sac") et surtout de "fuite" lorsque le joueur estime qu'une retraite serait plus judicieuse qu'une mort prématurée.
Les combats sont souvent aléatoires. Le personnage se promène sur un chemin ou dans des hautes herbes et se fait attaquer par un Pokémon. Mais ils peuvent aussi être provoqués, en parlant à des passants qui se révèlent être des dresseurs, par exemple. L'objectif même des Pokémon se trouve là : capturer autant de Pokémon que possible et les capturer dans des pokéballs (une créature par pokéball) afin de devenir un maître pokémon.

À chaque combat, le Pokémon gagne des points d'expérience qui lui permettent de monter en niveau. Atteint un certain niveau, la créature se métamorphose, on parle alors d'évolution.
Chaque version a sa mascotte. Pour la Jaune, c'est Pikachu, le Pokémon éclair, qui est mis en avant. Étant le personnage de la saga le plus célèbre, plusieurs éditions spéciale de la Game Boy à son effigie ont été conçues.
À chaque annonce de génération, les fans tendent la pokéball bien haute pour drainer certaines informations capitales comme l'annonce des starters qui semble se préciser à chaque fois au mois de juillet précédant la sortie.
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