Mahou Shoujo Madoka Magica
Mahou Shoujo Madoka Magica, un titre bien niais et rose qui correspond à l'illustration de têtes de pastèques moe cosplayées en guerrières magiques...
J'ai tenté le coup vu que c'était l'un des premiers animes à être sortis la première semaine de 2011 et surtout parce que je m'y étais résolu en voyant avec quelle insistance sa promotion a été menée - notamment par le biais d'entractes longs de quelques minutes dans les derniers épisodes de Yosuga no Sora. :3 Je m'étais d'abord juré de ne pas m'arrêter au premier épisode même s'il est décevant, mais quelle ne fut ma surprise quand je me rendis compte que c'était... fascinant. Malgré le chara design assez "original", c'est la direction artistique - des arrière-plans en premier lieu - qui m'a frappée : au lieu d'une coloration monochrome rose, c'est toute une imagerie rivalisant de magnificence avec les toiles de Picasso et de Van Gogh qui est représentée. Cependant, loin d'émouvoir comme c'est le cas pour les toiles de ces illustres artistes, les décors de Mahou Shoujo Madoka Magica ont quelque chose de repoussant mais d'attirant à la fois, de déprimant mais d'excitant. Cela crée un contraste saisissant avec les personnages qui sont par définition kawaii et moe. Une fois happés par la machinerie du scénario de Gen Urobuchi, on ne peut plus s'arrêter de regarder ! Tout composant fondamental de l'anime est minutieusement calculé et coordonné pour échafauder l'une des plus épiques et des plus saisissantes tragédies. Bien que parfaitement conscients de l'horreur, du psychotique, du que cachent ou que prévoient chaque scène, chaque situation, chaque pensée, chaque fait et geste des personnages, impossible de s'empêcher de regarder : il faut à tout prix connaître la suite. La bande sonore y est pour beaucoup dans la valorisation des passages les plus émouvants ou les plus horrifiants de l'anime, mais c'est prévisible quand on sait que c'est la géniale Kajiura Yuki qui s'en est occupée, celle-là même qui a fait les OSTs de Kara no Kyoukai, .hack//Sign, Fate/Zero et dernièrement Sword Art Online. Pour ce qui est de l'animation, a-t-on réellement besoin d'en parler ? C'est SHAFT qui a produit l'anime, c'est Nobuhiro Sugiyama-sensei qui est responsable de l'animation et qui l'a été sur Bakemonogatari, Denpa Onna to Seishun Otoko et Arakawa under the Bridge. SHAFT, mon studio d'animation préféré. Producteur des animes les plus originaux et les marquants.
Pour en revenir à notre anime, son point fort réside également dans ses protagonistes : cinq lycéennes kawaii qui aspirent à une vie de félicité et de bonheur. Vous me direz qu'il y a plus intéressant comme personnage, je vous réponds oui ! C'est Kyubey, cette petite peluche d'apparence inoffensive, cette petite chose toute mignonne dotée d'un cynisme inné, d'un dédain affiché pour le genre humain, d'un impitoyable sadisme quand il s'agit d'énoncer sa finalité, qui me fait frémir : c'est le sadisme incarné ! Franchement, il fallait y penser à la mascotte maoïste ! xD Rien que pour ce mignon petit bourreau, il faut regarder cet anime ! (Non, je déconne !)
Bref, je pense avoir justifié la note que j'ai attribuée à chaque composant de l'anime. Il ne tient qu'à vous de vivre l'expérience MSMM et de regarder l'un des ressortissants les plus aboutis de la japanimation. Enjoy it. ;)
PS : ET MERCI À WAKANIM POUR L'EXCELLENT TRAVAIL FOURNI DESSUS !!! :p